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| JOURNAL DES ARTS
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| LE MONDE
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Des natures mortes du XVIIe siècle proposées par deux galeries parisiennes Le genre pictural des natures mortes connaît un âge d'or au XVII e siècle alors que la peinture de genre prend de plus en plus d'importance dans le décor. Ces compositions d'objets inertes, plats, verres ou orfèvrerie, savamment mises en place sur des entablements, sont pour ainsi dire animées de fruits, de fleurs, parfois de gibiers ou de poissons morts. Si ce type de tableaux se révèle déjà apprécié dans l'Antiquité, l'expression elle-même apparaît dans la langue française seulement au XIX e siècle. Au XVII e siècle, les natures mortes profitent de tous les développements apparus à l'époque dans l'histoire de la peinture, et notamment les clairs-obscurs, lancés par Caravage (1573-1610), qui mettent des sujets en valeur par l'emploi d'ombres et de lumières. A Paris, deux galeries de tableaux anciens exposent actuellement différentes œuvres de ce type. Comme en Italie, deux peintres peuvent travailler sur la même œuvre, et ici les raisins pourraient être de la main de Frans Snyders, le beau-frère de Paul de Vos. Plus solennelle, une nature morte au hanap et aux fruits de Barent Van der Meer (1659- vers 1700), autre spécialiste du genre, exalte la richesse de l'orfèvrerie, qui scintille dans un clair-obscur théâtral, le velouté d'un tapis d'Orient, près desquels se détache la fraîcheur des fruits. Catherine Bedel Galerie Virginie Pitchal, 40, rue Jacob, 75006 ; tél. : 01-42-61-16-33. |
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| CONNAISSANCES
DES ARTS
Pavillon des Antiquaires et des Beaux-Arts Jardin des Tuileries, du 29 mars au 6 avril 2003. Fidèle à l'électisme qui a fait son succès, le Pavillon des Antiquaires amorce pourtant un nouveau virage, avec une ambiance encore plus jeune, tournée vers le mobilier et l'art contemporain. Depuis six ans, ce salon a eu le temps de trouver ses marques pour bien s'installer. Privilège de la jeunesse, de la sienne, de celle des organisateurs, comme de celle des marchands et de la clientèle, le Pavillon a imposé une sensibilité nouvelle tout en s'alignant sur les règles strictes qui établissent la réputation de ce genre de manifestation. Contrôle sévère de la marchandise et sélection rigoureuse des exposants concourent à sa réputation de respectabilité. |
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| Un petit d'air d'Italie souffle sur cet Orphée
charmant les animaux. Logique Frans Pourbus (Bruges,1545-46 -Anvers,1581)
a été l'élève de Frans Floris, un peintre flamand
qui avait séjourné à Rome et se trouvait sans doute
dans la Ville éternelle lorsque le jour de Noël 1541, Michel-Ange
dévoila son Jûgement Dernier... De retour dans les Flandres,
sa passion pour l'Italie transpirait dans ses toiles au point qu'on le surnommait,
à tort, le "Raphael flamand". Pourbus désirait également
faire le Grand Tour, mais le destin en a décidé autrement.
Arrivé à Gand chez Frans Floris, il séduisit la nièce
de ce dernier et renonça à l'Italie. Son art subira l'influence
des maniéristes italiens, via Floris. il s'illustra particulièrement
dans les représentations d'animaux d'après nature. une autre
version d'Orphée est conservée au palais Pitti à Florence. Céline Lefranc |
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| CONNAISSANCES
DES ARTS
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![]() Gaetano Gandolfi 1734-1802 Etude d'homme nu endormi Sanguine, 43,5 x 31,5 cm |
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| Parmi les feuilles italiennes, pour lesquelles elle a fait appel à un expert transalpin du nom de Mario di Giampaolo, figurent un beau lavis de Domenico Tintoretto (fils du grand Jacopo) et cette sanguine de Gandolfi, peintre et graveur actif à Bologne au XVIIe siècle, à qui l'on doit des plafonds d'églises et des gravures d'après Niccolo dell'Abbate et Guido Reni. | ||||
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| ART
AUJOURDHUI.COM
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![]() Denys CALVAERT "L'Annonciation" (Anvers; 1540 - Bologne, 1619) plume, encre brune, lavis brun et rehauts de gouache blanche 418 x 273 mm |
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| DESSINS ANCIENS Issues de collections particulières européennes, ces esquisses et études préparatoires sont signées Domenico Campagnola, Guilio Campi, ou encore de Gaetano Gandolfi, Benedetto Luti, Jean-Baptiste Oudry, Orazio Samacchini, Valentin Lefebvre... |
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| LE
MONDE
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| Le
rayonnement de la peinture flamande Gaie, profane, colorée, la
peinture flamande séduit les Européens depuis le XVe siècle.
Au XVIe siècle, Peter Brueghel l'Ancien, ses fils et leurs suiveurs
la mènent à son apogée, révélant l'univers
pittoresque de la paysannerie flamande, la vie quotidienne, les saisons,
les fêtes. Organisée par la Galerie Virginie Pitchal, l'exposition
"Fêtes et Festins" a également des oeuvres de l'école
flamande. Tout à la fois scène de réjouissances et
portrait de famille, le "Dîner de fête" de Melchior Brassauw
(1709-1757) évoque la joie d'une famille réunie autour d'une
belle table dans les Flandres du XVIIIe siècle (33 539 Euros). Un
panneau de David Vinckboons (1576-1632) montre "Une élégante
compagnie attablée à l'ombre d'un bosquet, en bordure d'un
château" (229 000 Euros). Catherine Bedel |
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| BEAUX
ARTS MAGAZINE
FETES ET FESTINS - LES BONHEURS DE VIRGINIE Parfois tout semble sourire à certains, ainsi pour Valérie Pitchal : côté vie privée, l'arrivée imminente d'un bébé ; côté vie professionnelle, la fête, celle où elle convie les amateurs dans sa galerie. Cette dernière, qui traite de la peinture du XVIe au début du XVIIIe siècle, se signale par des expositions régulières aux thèmes variés. En ce moment, on y festoie. Certes, les innocents plaisirs dont nos devanciers savaient ponctuer un quotidien rude et dont les peintres s'attachèrent à conserver le souvenir ont un prix, en moyenne entre 23 000 et 76 000 euros. Mais ces tableaux dépassent souvent l'anecdote, ainsi des fréquentes fêtes bibliques qui transmettent un message religieux tout en procurant aux artistes l'occasion de montrer leur savoir faire. Au fil du temps, ces images se feront plus profanes, décrivant les grands moments de la vie (naissances, mariages) ou rendant compte de manifestations telles que les foires et les fêtes, ou encore mettant en scène des gens "de qualité". Évidemment, ces réjouissances - dont la joyeuse Assemblée par Simon de Vos, un cuivre vendu avant même le vernissage de l'exposition, fournit un excellent exemple - ne sauraient se passer, d'aliments, solides ou liquides. Un plein verger cueilli par Flegel éblouit et la jeune femme à qui son compagnon offre à boire et le spectateur contemplant la scène : c'est là l'uvre vedette de l'exposition (ce que confirme son prix : 1,1 M euros), celle aussi qui la résumc le mieux (ill.Georg Flegel et Martin Valckenborgh, Nature morte aux fruits et légumes, huile sur toile, vers 1605-1612, courtesy galerie Virginie Pitchal). |
![]() Georg Flegel et Martin van Valckenborgh, 1566-1638 et 1535-1612 Nature morte aux fruits, fleurs et légumes avec un homme offrant à boire à une jeune femme Huile sur toile, 114 x 173 cm Elle prend les dimensions allégoriques d'une nature généreuse, vraie "matrice" des festivités qui l'entourent, dcs scènes de repas ou de taverne à la liesse d'un carnaval vu par Louis de Caullery, une des uvres majeures de 1'exposition dont la valeur se situe autour de 230 000 euros . Tout le prix de ces bonheurs simples tient aujourd'hui au talent des peintres d'hier. Xavier Narbaits |
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| VALEURS
ACTUELLES
EXPOSITION : Fêtes et Festins GALERIE VIRGINIE PITCHAL, 40 RUE JACOB, jusqu'au 15 Décembre. Après les "Natures mortes", "Sacra e Profana" et "Etats d'âme", cette Galerie ouverte depuis février 1993 et qui affectionne les expositions thématiques présente une vingtaine de tableaux soigneusement choisis parmi les maîtres allemands, flamands, français, hollandais et italiens des XVIIe et XVIIIe siècles. Surgit à nos yeux une petite Europe de festins, de douceurs et de plaisirs tracée d'un pinceau lumineux et sensuel. Un avant-goût des fêtes de fin d'année. Valérie Collet |
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| LE
FIGARO MAGAZINE
Festins, paysages et portraits Virginie Pitchal Signe sa quatrième exposition consacrée cette fois aux « Fêtes et festins ». Elle met en lumière, au fil de dix-sept tableaux européens des XVIIe et XVIIIe siècles, un thème récurent depuis la nuit des temps. Qu'il s'agisse de fêtes religieuses, foires de campagne, carnavals, bals costumés, dîners galants on intérieurs de tavernes, ces scènes gaies et sensuelles, qui plaisaien déjà beaucoup à la clientèle de l'époque, étaient aussi prétexte pour le peintre à glisser des morceaux d'éloquence tant dans le mouvement des personnages que dans la représentation des drapés ou des mets. |
![]() Jan Baptiste Lambrechts "Acteur de la commedia dell'arte" Huile sur toile 42x37 cm On remarquera dans une invitation au libertinage du début du XVIIe, uvre phare de l'exposition, la virtuosité de Georg Flegel dans l'art de la nature morte. De 150 000 F à 7 MF ( de 22 867 euros à1 067 141 euros). Pauline Simons |
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| LA
GAZETTE DE DROUOT
L'école hollandaise est à l'honneur avec Gerrit Lundens (1622-1686) auquel on doit une copie de la Ronde de nuit de Rembrandt et qui est ici reprensenté par Un couple de jeunes mariés dansant dans un intérieur. Dans cette scène vivement enlevée, on pense reconnaître le peintre dans l'un des personnages figurant à l'arrière-plan à gauche, alors que les danseurs se détachent sur un fond de tapisserie qui entretient une ambiguité entre réalité et illusion narrrative. Les recherches récentes de Suzanne H. Karau ont permis de confirmer l'attribution d' Une réunion musicale à Jacob Toorenvliet (1640-1719), qui vécut et travailla à Leyde. Quant à Frederik Van Valkenborch (né et mort à Nuremberg 1570-1623), il est représenté par une impressionnante scène montrant Un couple de maraîchers sur un marché posant devant un étal de fruits, de légumes et de fleurs du plus bel effet illusionniste et tactile. Quant à Jan-Baptiste Lambrechts (Anvers 1680- après 1731) dont la carrière est peu élucidée, ses Acteurs de la commedia dell'arte ont investi leur rôles pour offrir un divertissement mystificateur. Ce sujet des comédiens, dont les représentations furent de nouveau autorisées en 1716, sont avec les fêtes galantes un tème privilégié au XVIIIe siècle. Une toile attribuée à Ollivier (1712-1784) nous montre une scène dans la veine de Watteau avec, à l'arrière-plan, les fondaisons d'un parc romantique. |
Pour
cette sélection, certains tableaux ont vu leur attribution confirmée.
C'est le cas de Richard Brakenburg de Haarlem (1650- 1702) dont Une élégante
compagnie dans un intérieur avec une gitane disant la bonne aventure
à une femme a été authentifié par Fred G.
Meijer, tout comme Le Bal costumé d'Antoine Pesne (1683-1757)
qui appartient à une suite de compositions wattesques avec lesquelles
il acquit sa notoriété. Le tableau de Simon de Vos, peintre
à Anvers (1603-1676), est une éblouissante peinture où
virtuosité et minutie des détails sont exaltées par
une palette riche pour décrire l'opulence de la table ou les étoffes
soyeuses des costumes. Un catalogue
scientifique réalisé sous la direction de M. Fred G. Meijer,
conservateur au RKD de La Haye, permet de prolonger le plaisir de l'exposition. |
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| LE
JOURNAL DES ARTS
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| L'antiquaire, installée 40 rue Jacob à Paris, expose jusqu'au 15 décembre une sélection de toiles festives de maîtres anciens allemands, flamands, français, hollandais et Italiens. On remarquera notamment une grande huile de Georg Flegel et Martin van Valckenborgh représentant un homme offrant à boire à une jeune femme, une scène de carnaval aux couleurs raffinées de Louis de Caullery et une scène de banquet de David Vinckboons montrant une élégante compagnie attablée à l'ombre d'un bosquet. J.F. Lasnier |
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| CONNAISSANCE
DES ARTS
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| LA JEUNE GALERISTE VIRGINIE PITCHAL Illustre le thème "Fêtes et Festins", à travers une vingtaine de tableaux européens des XVIIe et XVIIIe siècles. D'une Joyeuse compagnie sur une terrasse de Simon de Vos, véritable hymne à la gourmandise et à la luxure, à une très sage Scène animée de danseurs d'Antoine Pesne... Céline Lefranc |
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| ARTAUJOURDHUI.COM
Les fêtes galantes Virginie Pitchal fait partie de cette jeune génération de galeristes parisiens qui se consacre à lart ancien et a de lil. Cet automne, elle a choisi le thème des fêtes et festins.
Au 40 de la rue Jacob, à lentrée
de la galerie Pitchal, deux tableaux accueillent les visiteurs, un Simon
de Vos et un David Vinckboons. De quoi introduire de plain-pied dans
ce 17e siècle et sa célébration des plaisirs des
sens... Ici, une scène galante et ses allégories des joies
de lamour, grasses huîtres aphrodisiaques et statue de Cupidon
versant de leau à la fontaine. Là les joies de la
bonne chair et de la boisson dans latmosphère ombragée
dun parc de château. |
![]() Georg Flegel et Martin van Valckenborgh, 1566-1638 et 1535-1612 Nature morte aux fruits, fleurs et légumes avec un homme offrant à boire à une jeune femme Huile sur toile, 114 x 173 cm Quant aux commanditaires, ils peuvent se délecter
de ces peintures aux détails savoureux qui sont rendues acceptables
par leurs messages moralisateurs : critique de la paresse ou du gaspillage
de largent dans les plaisirs éphémères... |
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| LA
GAZETTE DE DROUOT
Récentes acquisitions de maîtres anciens. Un nouveau rendez-vous est pris avec Virginie Pitchal qui nous propose dans un accrochage qui réserve surprises et plaisirs, ses découvertes faites au cours de déplacements et de recherches à l'aune de ses exigences picturales. Privilégiant les écoles flamande et hollandaise, qui retiennent sa sensibilité, elle nous offre un panorama des sujets dus à des peintres connus des amateurs et à d'autres méconnus dont les uvres retenues aideront à une meilleure connaissance. Ainsi en est-il de cette huile sur panneau de Jan Tilens, peintre né et mort à Anvers (1589-1630). C'est un caprice architectural, une vue du Palatin attestant d'un probable séjour à Rome de l'artiste qui s'est représenté au centre du tabelau. Tilens, qui collaborait avec d'autres artistes, en particulier avec H. Van Balen, se révèle dans le beau paysagisme, un genre qu'il affectionnait comme en témoigne son tableau conservé au Kunsthistorisches de Vienne. Le thème de la nature morte reste un des fleurons de la peinture hollandaise. Avec Barent Van der Meer (Haarlem, 1659-1696), les fruits au subtil rendu s'accompagnent de pièces d'orfévrerie lui permettant de jouer sur un clair-obscur à la fois solenmel et mystérieux, que vient contre-balancer la douceur des tapis sur lesquels est installée la composition. Parrallèlement, le thème du paysage, naturaliste ou interprété, a ses adeptes. Cornellis Schnellinck (Rottedam, vers 1620-1669) est un maître de la perspective. Celle-ci est décuplée par la lumière travaillée en diagonale. Plus connus, les Anversois, Joos de Momper (1564-1635) et Jan Bruegel II (1601-1678) ont associé leurs talents. Leurs compostions pittoresques, qui développent des arrières-plans, sont peintes dans des couleurs chaudes et riches avec cet ajout de glacis bleuâtres sur une sous-couche brune. Les effets tactiles des feuillages et de l'herbe sont propres à Momper. Dans la continuité des Van Goyen et de Salomon van Ruysdael, Wouter Knyff est représenté par un paysage très serein, qui baigne dans une harmonie de gris et de bruns suggérant la fluidité humide de l'air. |
Une scène quotidienne comme le blanchissement du linge,
suggère à Sébastien Vranx (Anvers, 1573-1647) un vaste
paysage pris aux abords de la ville d'Anvers. Davantage connu pour ses scènes
de batailles, il se révèle élégiaque dans cette
scène où la lumière transparente et glacée dissèque
chaque éléments du décor. Les scènes de cavalerie consituent un autre aspect de la peinture hollandaise du XVIIe siècle. Ce goût pour le mouvement, les expressions emportées, les réminiscences caravagesques, on le retrouve chez le talentueux Abraham Van der Hoef (Delft, vers 1603-1649) dans une paire de panneaux représentant une charge de cavalerie.
L'exception à cet ensemble d'une grande unité tant plastique
qu'esthétique est un tableau de Claude Vignon (1593-1670) dont
l'attribution a été récemment confirmée
par Mme Paola Pacht, auteur du catalogue raisonné de l'artiste
et commissaire de l'exposition que le musée des Beaux-Arts de
Tours, ville natale de Vignon, avait organisée en 1993-1994.
Le style de Vignon, empreint de luminisme, exprime dans un maniérisme
nerveux un penchant pour une palette aux couleurs variées, posées
avec une touche alerte. Sa Fuite en Egypte est marquée par l'infleunece
de La Hyre. Elle peut ainsi être datée par Mme Pacht autour
des années 1630. |
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| LE
MONDE
Les états d'âme et la peinture. ORGANISÉE autour de vingtquatre tableaux des différentes écoles du XVIe au XVIIIe siècle, l'exposition d'une galerie parisienne invite le public à découvrir les états d'âme qui ont inspiré les peintres. De l'extase mystique au désir charnel en passant par l'innocence, la fierté ou la colère, ce parcours amène les spectateurs à rencontrer les préoccupations de chaque époque, grâce aux oeuvres de plusieurs grands peintres et à celles d'artistes que les historiens d'art commencent à étudier. C'est la découverte d'un tableau allégorique de Jacob Jordaens (1593-1678) qui a donné à la galeriste Virginie Pitchal l'idée de cette exposition. Exécuté vers 1630, Flore, Silène et Zéphyr, thème emprunté à l'univers bacchique, montre le dieu de l'abondance Silène, torse nu et portant un panier de fruits, entouré de la déesse Flore et de son compagnon, Zéphyr. Les spécialistes suggèrent que l'artiste s'est représenté lui-même en Silène âgé, au visage et au corps marqués, et son épouse sous les traits de Flore. Ce sujet difficile forme une oeuvre riche, à laquelle Virginie Pitchal a voulu donner plus de portée en y puisant le thème d'une exposition. En excellent état de conservation, ce tableau offre plusieurs repentirs qui attestent au soin mis par le peintre dans cette composition. Un homme barbu, par Anthonis Van Dick (1591-1641), met en évidence le talent d'un des plus grands portraitistes de son époque, attaché à toutes les préoccupations de son modèle, peut-être jésuite, et sans doute forte personnalité : plein de noblesse et de sérénité, il laisse aussi apercevoir l'exigence et même l'intransigeance des êtres dont la foi chevillée à l'âme (1,8 MF, 274 800 Euros). Sourire chaleureux et regard vif, l'autoportrait de David de Haen (1585-1622) se distingue par une utilisation étonnante du clair-obscur, avec une ombre tombant sur la moitié du visage. Redécouvert, ces dernières années, ce peintre, dont on ne connaît actuellement que neuf oeuvres - les autres étant sans doute encore cachées sous des attributions diverses -, a subi l'influence de Caravage, maître romain du clair-obscur (450 000 F, 68 700 Euros). |
Sourire chaleureux et regard vif, l'autoportrait
de David de Haen (1585-1622) se distingue par une utilisation étonnante
du clair-obscur, avec une ombre tombant sur la moitié du visage. Redécouvert, ces dernières années, ce peintre, dont on ne connaît actuellement que neuf oeuvres - les autres étant sans doute encore cachées sous des attributions diverses -, a subi l'influence de Caravage, maître romain du clair-obscur (450 000 F, 68 700 Euros). PORTRAITS D'ENFANT Admiré notamment pour ses portraits d'enfant, Cornélis de Vos (1585-1651) révèle tout son savoir-faire dans le visage coléreux d'un jeune garçon, une expression rarissime dans l'art pictural. La mine boudeuse et contrariée, le regard qui se détourne du spectateur sous des sourcils froncés rendent encore plus fort le contraste avec son aspect angélique, sa beauté sous des cheveux blonds et bouclés (750 000 F, 114 500 Euros). Dans un genre complètement différent, une représentation de Louis XIV et de la famille royale, vers 1664, est attribuée, à juste d'Egmont (1601-1674), un artiste flamand qui travailla à Paris avec Simon Vouet et Philippe de Champaigne. Art officiel par, excellence, cette oeuvre, en grisaille figure une scène de théâtre symbolique où chaque personnage a un rôle bien défini : le roi, au premier plan, est assis en pendant avec sa mère, Anne d'Autriche, le grand dauphin jouant avec un chien entre eux deux, alors qu'à l'arrière se trouve le reste de la famille, la reine, le duc d'Orléans et sa première épouse, Mme Henriette (550 000 F, 83 970 Euros). Catherine Bedel * « Etats d'âme », galerie Virginie Pitchal, 40, rue Jacob, 75006 Paris, tél. : 01-42-61-16-33. Jusqu'au 20janvier. Catalogue préfacé par Dominique Brême. 50 F (7,63 Euros). |
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| ART
NEWS PAPER
Pious and sensual Galerie Virginie Pitchal is showing fifteen paintings, by artists from the Master of St Ivo to Sebastien Ricci, which illustrate the image of woman hood in Italian painting. An unknown Magdalene by Guido Reni perfectly sums up the the title of the exhibition with its combination of piety and sensuality. Although Italian painting is currently dominating museums ands exhibitions in Paris, the market, as Virginie Pitchal points out, has somewhat abandoned it. She has therefore given over the walls of her gallery to fifteen Italian paintings, painted between the late fourteethn and eighteenth centuries, all portraying women. Saints and madonnas long held sway in Italian painting and the masterpiece of this collection is undoubtedly Guido Reni's "Repentant Magdalene", painting in lil on copper (67,7 x 53,5 cm). Hitherto unknown, it might easily have featured in the Pamphili collection, where it occurs twice as an engraving. |
Porcelain flesh, Raphaelesque drawing, spirituality
tinged with emoton as dedicated by the Counter-Reformation, all Guido Reni's
most striking aspects can be found in this Magdalene. The figure of Andromeda
by Reni's teacher denys Calvaert, a Flemish painter who took up residence
in bologna, wears just the same implorating look, this time directed at
perseus who is about to rescue her from the dragon. Virginie Pitchal thinks that Italian painting is often sold for less than its real value. For the price of Ludovico Cigoli's Madonna and Child, FFr 300,000, it would certainly be difficult to find a Flemish or Dutch painting. Sebastiano Ricci's"Venus with two putti", however, commands a price of FFr 2,4 million. Ricci, with Giambattista Piazzeata and Micheli Parrasio, represents the Venetian School which, from Giorgione to Tiepolo, undoubtedly represented woman at her most sensual and lovable. The work of Parrasio, little regarded today, is representedhere by "young woman playing the lute" and reproduced in a large number of replicas to satisfy popular demand. The artist gave his own features to several head of the Syrian general and features of his mestress to the intrepid Judith. J.F.L. |
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| LE
FIGARO Culture. "Etats d'âme" chez Virginie Pitchal. Connaissant un vif succès, l'exposition consacrée aux visages à travers la peinture du XVIe au XVIIIe siècle est prolongée jusqu'au 20 janvier. Virginie Pitchal, la jeune galeriste du 40, rue Jacob (Paris VIe) invite à y découvrir l'une des rares représentations flammandes de "Narcisse" amoureux de son reflet (Johannes Moreelse, Utrecht 1602-1634), mais aussi une "Etude pour un portrait d'homme" aux trois crayons, de Federico Barocci (Urbino 1536-1612) ou encore un austère "Portrait d'homme barbu" d'Anton Van Dyck (Anvers 1599, Londres 1641) et un charmant "Portrait de jeune fille", sans doute celui de la fille de l'artiste, par Jean-Baptiste Greuze (Tournus 1725, Paris 1805). |
![]() Portrait de Jeune Fille par Jean-Baptiste Greuze Les deux Annibale Carrache (Bologne 1560, Rome 1609) présentés en début d'exposition ayant été vendus (dont un superbe "Portrait d'homme" à la moustache drue et rousse), Virginie Pitchal propose hors catalogue un tableau du frère de l'artiste, Agostino Carrache: une huile sur toile de 111x93 cm réalisée durant sa période vénitienne, vers 1590, et intitulée "Portrait d'homme tenant un chapeau". Renseignements au 01.42.61.16.33. |
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| LE
JOURNAL DES ARTS
Le miroir de la peinture. Une galerie de portraits chez Virginie Pitchal Assurance toute masculine ou méditation mélancolique, hilarité ou inquiétude, les toiles rassemblées à la galerie Virginie Pitchal déclinent toute la gamme des "états d'âme", élargissant ce panorama de deux siècles de portraits aux figures de la mythologie ou de la religion. PARIS. Le Narcisse de Johannes Moreelse, admirant son reflet dans une eau sombre, serait-il l'emblème de cette exposition consacrée aux visages dans la peinture du XVIe au XVIIIe siècle? Dans les portraits réunis par Virginie Pitchal, on chercherait en vain trace de vanité, c'est plutôt l'exigence de vérité qui les caractérise, à l'instar de l'intense Portrait d'homme barbu d'Anton Van Dyck (1,8 million de francs). D'autres effigies retrouvent cette singulière concentration, à commencer par un dessin de Federico Barocci. L'expression mélancolique de cette étude contraste avec l'assurance toute masculine du Portrait d'homme d'Annibale Carrache, à moins qu'il ne soit de la main de son frère Agostino. |
Ce même Agostino, peint par Annibale, forme
un exceptionnel diptyque, caractéristique de la manière bolonaise
d'envisager figure humaine et d'imposer cette irréductible présence.
Des oeuvres qu'on préférera sans hésiter à l'expression
un peu molle des visages de Greuze ou Opie.
Nombre de tableaux présentés ici, comme la Madeleine
repentante (450000 francs) attribuée à Charles Poerson
-à moins qu'elle ne soit de Nicolas Chaperon- ou Une Sibylle
de Lorenzo Pasinelli (1629-1700), échappent pourtant au domaine
du portrait et ne sauraient se réduire à une étude
de caractère. Dans Une Sibylle (1,3 million de francs),
qui pourrait représenter la poétesse Sapho, l'artiste fructifie
l'héritage de Guido Reni et du Cuerchin, mariant avec élégance
la vision idéalisée avec une réelle présence.
Dernier exemple de l'école bolonaise, L'Ange gardien (450000
francs), attribué à Antonio Carrache, fils naturel d'Agostino,
pourrait paraître déplacé au sein de cet ensemble.
Il représente en fait la montée de l'âme, symbolisée
par l'enfant innocent, vers la gloire des cieux, enjambant le corps du
démon. Quand l'âme prends corps, en quelque sorte... |
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| CONNAISSANCE
DES ARTS
Etats d'âme Plus qu'une galerie de portraits, c'est une revue des émotions qui étreignent l'âme humaine que nous propose Virginie Pitchal. De l'innocence à la vanité, de l'amour à la compassion, à travers plus de vingt tableaux français, italiens, flammands et hollandais du 16e au 18e siècle. Ce choix anti-commercial est tout à l'honneur de la jeune femme, qui mise sur la qualité des oeuvres pour acquérir la reconnaissance de ses aînés et celle des vrais amateurs de peinture ancienne. Espérons qu'il sera récompensé. D'autant que les tableaux, que ce soit les trois Carrache, le Jordaens, le Van Dyck ou le "Portrait de jeune garçon" attribué à Cornélius de Vos (3: huile sur panneau, 58x48 cm, 17e siècle), offrent tous l'attrait de provenir de collections privées. |
![]() De Vos fut l'un des plus importants portraitistes flammands de la première moitié du 17e siècle. Ami de VanDyck, il travailla auprès de Rubens, et s'illustra particulièrement dans ses portraits d'enfants.- 40 rue Jacob; jusqu'au 20 décembre C.L. |
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| LA
GAZETTE DES ARTS PLASTIQUES ET DECORATIFS Etats d'âme, mirror of the soul. Cette exposition nous place au centre d'une réunion de visages peints aux XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles par quelques grands maîtres français, flammands, hollandais et italiens. Cet ensemble tient ses promesses de belle epinture et s'ouvre sur une vision de Narcisse par un artiste d'Utrecht, Johannes Moreelse (1602-1634), qui offre là un magnifique exemple de caravagisme dans les Pays-Bas, pour s'achever par une toile d'Antonio Carrache, l'Ange gardien, d'un naturalisme saisissant, notamment dans la figure nue du démon plaqué sur le sol. Entre ces deux oeuvres, le parcours s'étaye de portraits de facture aussi différente que le sont les états d'âme terrestres et célestes exprimés par des peintres comme Greuze, Grimou dans une Espagnolette d'une fine psychologie, Mola dont le Portrait d'un philosophe d'une forte intériorité est en accord avec l'énergie picturale et la franchise de touche qui le caractérise, Van Dyck dans un Portrait d'homme barbu transfiguré par la contemplation intérieure ou Lorenzo Pasinelli de Bologne (1629-1700) dont on voit Une sibylle gracieuse où l'élégance du dessin le dispute aux effets délicats de l'interprétation. |
![]() Pasinelli, "Une Sibylle" Dans cette galerie de portraits, la nature humaine, animée du désir charnel, de la joie franche gourmande de vie, de la réflexion, de l'extase mystique, de la candeur ou de la fierté, se montre sans pudeur dans ses quatre âges de la vie. |
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| CONNAISSANCE
DES ARTS
La femme dans tous ses états Qu'elle soit madonne ou Vénus, la femme est le sujet de l'exposition "Sacra e Profana" proposée pendant un mois par Virgine Pitchal. Installée dans sa propre galerie depuis maintenant six ans, la jeune "marchande" de tableaux qui participait pour la première fois cette année à la Biennale, s'est intéressée aux différents aspects de la femme dans la peinture italienne du 15° au 18° siècle. Soutenue par Mina Gregori (Offices de Florence) et par Steven Pepper (spécialiste de l'oeuvre de Guido Reni), qui ont rédigé des textes pour le catalogue, l'exposition comptera entre quinze et vingt tableaux. |
![]() Le plus ancien est un fond d'or de la fin du 14° siècle. Les plus importants, une "Sainte Magdeleine" de Guido reni et une "Vénus" de Sebastiano Ricci. Et notre préféré, qui est aussi l'un des plus profanes, cette "Jeune Femme jouant du luth" (huile sur toile 105,5x95 cm) de Micheli Parrasio (av.1516-1578). Céline Lefranc |
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| LE
JOURNAL DES ARTS
Sensuelles et pieuses Les femmes vues par les peintres italiens Du Maître de Sant'Ivo à Sebastiano Ricci, la galerie Virgine Pitchal décline en quinze tableaux l'image de la femme dans la peinture italienne, sous le double signe de la piété et de la sensualité. Point d'orgue de cette exposition, une Madeleine inédite de Guido Reni sera présentée. Paris. si la peinture italienne triomphe dans les musées et les expositions, le marché a tendance à le délaisser, observe Virginie Pitchal. Aussi a-t-elle voulu offrir les cimaises de sa galerie à une quinzaine de toiles peintes dans la Péninsule entre la fin du XIV° et le XVIII° siècle, ayant pour thème la représentation de la femme. |
Dans la peinture italienne, saintes et madonnes ont longtemps tenus le haut du pavé, et le chef doeuvre incontestable est certainement la Marie-Madeleine repentante de Guido Reni, une huile sur cuivre d'une taille relativement importante pour ce support (67,7x53,5 cm). Cette figure de sainte inédite pourrait avoir figuré dans la collection Pamphili, où elle avait été gravée deux fois. Chairs porcelainées, dessin raphaelesque, foi teintée d'émotion, selon les préceptes de la Contre-Réforme, le meilleur du Guide s'exprime dans cette Madeleine. Implorant d'un même regard la venue de Persée pour la délivrer des griffes du dragon. L'andromède de son maitre Denys Calvaert, Flamand installé à Bologne, lui fait écho. La thématique de ce grand tableau pouvait être comprise métaphoriquement comme le pendant profane du repentir de Marie-Madeleine aspirant à se délivrer des passions terrestres. | |||